Affaibli, luttant contre une forme rare du cancer du pancréas depuis 2004 et se remettant d'une greffe de fois subie il y a deux ans, M. Jobs était depuis le début de l'année en congé maladie, même s'il suivait de près les affaires de sa marque, apparaissant même en public pour présenter de nouveaux produits comme la tablette iPad 2.
Gourou et génie de l'informatique pour les uns, patron autoritaire et déroutant pour les autres, Steve Jobs représentait vraiment Apple, lui qui avait fondé cette marque en 1976, avant d'être évincé en 1985 et de revenir par la grande porte en 1997 pour la mener là où elle est aujourd'hui.
Steve Jobs quitte en effet Apple au moment où la marque à la pomme est au plus haut. Elle a même il y a peu, pendant quelques heures, affiché la plus importante capitalisation boursière du monde, avec près de 350 milliards de dollars. Mais c'est aussi le moment où il va falloir faire les bons choix stratégiques : l'iPhone 5 pourra-t-il étendre encore son emprise face à la montée des smartphones Android ? L'iPad 3 enterrera-t-il les autres tablettes Internet ? Va-t-on voir arriver Apple sur le marché des téléviseurs ? La marque va-t-elle réinventer l'ordinateur avec une nouvelle sorte de Mac ? Le travail qui attend Tim Cook, nouveau P-DG d'Apple, est titanesque. Si je n'avais qu'une seule requête à lui faire, ce serait de nous proposer des produits plus ouverts, c'est-à-dire compatibles avec plus de logiciels et de systèmes tiers, et qui acceptent plus de format, comme le Flash pour les animations Web. Ce serait déjà un grand pas. Et en attendant, je retourne à mon PC.
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