Selon eux, il s’agirait d’un moyen presque comme un autre de commémorer et de rendre hommage aux êtres qui sont partis. C’est ce qu’ils nous expliquent : « Nous essayons de protéger la vie privée du défunt en supprimant des informations sensibles telles que les coordonnées et les mises à jour d’état. Le fait d’immortaliser un compte empêche ainsi quiconque à l’avenir de se connecter à celui-ci, tout en permettant aux amis et à la famille de toujours rendre hommage au défunt en laissant des messages (posts) sur la page d’accueil (wall) ». En résumé, une nouvelle sorte de sanctuaire virtuel ?
Plus largement, ceci pose la question de la confidentialité de notre vie virtuelle sur Internet. Le site australien News.com expose ainsi les politiques des différents fournisseurs d’adresses e-mail à ce sujet. Si Hotmail supprime automatiquement le compte après 270 jours d’inactivité, Google accepte que les proches accèdent au compte du défunt sous certaines conditions tandis que Yahoo le refuse catégoriquement sauf avis contraire laissé par l’utilisateur décédé.
Quoi qu’il en soit, ce que je constate ici, c’est que la loi a encore un train de retard. En effet, elle n’a ni envisagé l’accès des descendants aux comptes de messagerie ni encore statué sur le possible héritage des biens virtuels, notamment parce que la plupart des sites qui hébergent les messageries ou les mondes virtuels — et leur économie parallèle — sont basés à l’étranger et ne dépendent donc pas de la législation française…
Ainsi, bien qu’il n’y ait pas encore de régulation en place, cette question me semble incontournable car, à ne pas en douter, je promets une longue vie à Internet !
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