Nous avons donc réfléchi pour savoir tout d'abord par quel biais ce virus avait pu arriver sur son ordinateur. Son antivirus était pourtant à jour, il n'avait pas surfé sur des sites louches, n'avait pas installé de nouveaux programmes suspects... nous séchions véritablement. Jusqu'à ce que l'actualité nous donne l'explication de ces problèmes. Il s'agissait d'un cheval de Troie baptisé Generic_r.FZ, entré sur son disque dur par l'intermédiaire d'une publicité affichée dans le logiciel d'écoute musicale Spotify. C'est l'éditeur lui-même qui, après s'être aperçu du problème, a prévenu tous les utilisateurs recensés dans sa base de données.
Une fois le nom du virus connu, il fut facile de le supprimer et mon collègue n'a pas eu besoin de reformater son disque dur et de réinstaller son système pour retrouver un Windows en bon état de marche et, c'était le plus important, tous ses documents.
Nous étions soulagés et pouvions méditer sur les leçons à retenir de cette mésaventure : il ne faut jamais se croire à l'abri, même si on est attentif et qu'on applique bien les consignes de lutte contre les virus et surtout, une fois que le mal est fait, le meilleur diagnostic est fourni en trouvant la cause de l'infection – ce qui évite souvent bien des décisions radicales, comme celle de reformater l'ordinateur, que mon collègue était prêt à prendre.
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