Ces sites, initiés par les pouvoirs publics anglais et canadiens, ont pour nom Fix My Street, littéralement « réparer ma rue ». Le principe est simple : vous indiquez d'abord votre code postal et vous signalez ensuite tous les désagréments quotidiens rencontrés et nocifs à la vie collective. Vous pouvez même être informé en permanence des évolutions grâce aux divers flux d'informations.
En France aussi, la police commence à avoir recours à de telles méthodes. C'est le cas de l'Essonne où une adresse électronique vient d'être créée. Pour promouvoir cette adresse, le slogan choisi est : « Aidez la police nationale dans son action au service des citoyens. Vous pouvez transmettre vos renseignements (témoignage, photos, vidéos) à l'adresse suivante ». La confidentialité serait garantie selon le communiqué placardé dans les mairies et commissariats du département...
Big Brother n'est pas loin, me direz-vous. L'existence de telles pratiques peut inquiéter et semble favoriser l'expansion d'une société de surveillance encourageant la transparence et la délation. C'est pourquoi de telles initiatives doivent être encadrées. C'est le cas ici. Il est par exemple interdit de se plaindre des voisins, des comportements antisociaux, des aboiements de chiens, de porter réclamation auprès de la commune, etc. Car, encore une fois, n'oublions pas qu'Internet nécessite la présence de règles et de modérateurs humains pour rester au service du citoyen et de la société.
Cet article vous a intéressé ?
Recevez gratuitement chaque semaine les Astuces de Jean-Pierre en vous inscrivant ici.






Commentaires sur cet article
Ecrire un commentaire